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Peut-on
prévoir les éruptions solaires ? |
Non. Les éruptions solaires restent encore
imprévisibles. Pendant les périodes dactivité
solaire maximale, le champ magnétique du Soleil est particulièrement
perturbé, ce qui se traduit par lapparition de nombreuses
taches à sa surface. Les grandes éruptions solaires,
qui libèrent leur énergie durant plusieurs heures, naissent
dans les groupes de taches les plus complexes. Plus fréquentes
durant le maximum du cycle dactivité solaire, les éruptions
peuvent néanmoins se produire à tout moment. L'observation
des taches permet de pronostiquer une éruption quelques instants
avant qu'elle ne se produise, mais on ne peut pas en prévoir
l'intensité.
Les éruptions suffisamment puissantes pour éjecter un
flux de particules détectable au sol ou à bord dun
avion commercial sont exceptionnelles, quelques-unes par an, tout
au plus.
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Y
a-t-il des zones géographiques davantage exposées
aux rayons cosmiques ? |
Oui. A grande latitude, à proximité
des pôles, vers lesquels le rayonnement cosmique est dévié
par le champ magnétique terrestre. Et en altitude, où
la couche protectrice de latmosphère est moins épaisse
et dense.
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Voyager
de nuit réduit-il la dose de rayonnement que lon
peut recevoir ? |
Non. Le rayonnement cosmique provient de toute
notre Galaxie. Il est constant et isotrope (identique dans toutes
les directions), donc indépendant de la rotation de la Terre.
Bien que les particules issues des éruptions solaires proviennent
au départ de la direction du Soleil, le champ magnétique
terrestre modifie profondément leur distribution à la
surface du Globe. Des régions du côté nuit
peuvent être plus exposées que d'autres régions
situées du côté jour.
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La
dose reçue est-elle la même si on est sur Terre
ou dans lavion ? |
Non.
Au fur et à mesure que laltitude augmente, la couche
protectrice de latmosphère diminue en épaisseur
et en densité.
Dans la plupart des avions de ligne, qui volent à 10 000 ou
12 000 mètres, le rayonnement cosmique est 100 à 300
fois plus élevé quau sol. Concorde, qui vole à
18 000 mètres, reçoit un rayonnement 2 fois plus
intense que les avions subsoniques, mais comme la durée du
trajet est plus courte -ce qui réduit la durée d'exposition
au rayonnement-, la dose reçue lors d'un vol est quasi identique
à celle reçue lors d'un vol subsonique pour une route
donnée.
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Peut-on
comparer les rayonnements dorigine cosmique ou les rayonnements
médicaux ? |
La dose moyenne liée aux rayonnements
d'origine médicale (1,3 mSv/an) est comparable à celle
due aux rayonnements cosmiques (0,4 mSv/an au niveau du sol et jusqu'à
5 mSv/an pour les personnels navigants).
Cependant, si la dose délivrée dans le cas d'une radiographie
classique est comparable à celle reçue lors d'un vol,
celle délivrée dans le cas d'une radiothérapie
est incomparablement plus élevée.
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Qu'est-ce
que le Sievert ? |
Afin
dexprimer dans une même unité le risque de survenue
des effets différés associés à l'ensemble
des situations d'exposition possibles, les physiciens ont développé
un indicateur appelé dose efficace, dont lunité
de mesure est le sievert (Sv), du nom du physicien suédois
qui fut un des pionniers de la protection contre les rayonnements
ionisants. La dose efficace est calculée à partir
de la dose (exprimée en Gy) absorbée par les différents
tissus et organes exposés, en appliquant des facteurs de pondération
qui tiennent compte du type de rayonnement (a, b, g, X, neutrons),
des modalités dexposition (externe ou interne) et de
la sensibilité spécifique des organes ou tissus (cf. tableau). Par définition, la dose efficace, exprimée
en Sv, ne peut être utilisée que pour évaluer
le risque dapparition deffets stochastiques chez lhomme,
et ne peut être employée ni pour les effets aigus ni
pour les effets sur la faune et la flore.
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Le
Becquerel peut-il caractériser le rayonnement cosmique
?
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Cette unité n'est utilisée que
pour caractériser l'activité des atomes radioactifs.
Elle n'est donc pas applicable dans le cadre du rayonnement cosmique.
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A
partir de quelle dose a-t-on un cancer ?
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Il nexiste pas de dose de rayonnements
à partir de laquelle lindividu exposé développe
automatiquement un cancer radio-induit. Par contre, un individu exposé
aux rayonnements possède une probabilité stochastique
de développer un cancer et cette probabilité augmente
avec la dose reçue.
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Les
enfants sont-ils davantage exposés au rayonnement ? |
Lexposition est la même pour tous
; cest la radiosensibilité
qui diffère. Elle est accrue chez les enfants dont les cellules
se renouvellent plus rapidement que celles des adultes, du fait de
la croissance. Or ce sont les cellules en division qui sont le plus
affectées par les rayonnements
ionisants à cause de la conformation particulière
de leurs chromosomes qui expose plus lADN.
En
savoir plus...
La question se pose essentiellement pendant la grossesse : cest
lembryon qui est particulièrement sensible aux rayonnements,
davantage que sa mère.
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Dans
le corps humain, quels sont les endroits les plus sensibles
aux rayonnements ?
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Ce sont dabord les organes dont les cellules
se multiplient intensément : testicules et ovaires, moelle
osseuse, côlon, poumon. (cf.
tableau)
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Une
femme enceinte est-elle plus vulnérable au rayonnement
?
Existe t-il des risques pour lembryon ?
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Lembryon a une activité de division
cellulaire intense, qui le rend particulièrement sensible aux
rayonnements ionisants. Lexposition à des débits
de dose élevés peut provoquer des troubles de croissance,
des retards mentaux et diverses malformations.
Larticle 10 de la directive Euratom n°96-29, transposée
en droit français en 2001, concerne la protection particulière
pendant la grossesse. Lorsquelle a informé lemployeur
de son état, une femme enceinte ne doit plus être affectée
à une activité en vol dès lors que la dose reçue
par lenfant à naître jusqu'à la fin de la
grossesse est susceptible de dépasser 1mSv. À bord dun
avion, la dose reçue est de quelques microsieverts (millionièmes
de sievert) par heure, ce qui reste très inférieur aux
valeurs susceptibles de provoquer des troubles de croissance, des
retards mentaux et des malformations.
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